Le jardin sec répond à une préoccupation croissante : réduire la consommation d’eau dans un contexte de changement climatique. Ce type de jardin s’appuie sur des plantes résistantes à la sécheresse, un paillage épais et un aménagement qui limite les besoins en arrosage. Loin d’être austère, le jardin sec offre une palette végétale riche en textures, en couleurs et en parfums.
Les plantes adaptées au jardin sec
Les plantes méditerranéennes (lavande, romarin, thym, santoline, ciste) prospèrent avec très peu d’eau une fois installées. Les graminées ornementales (stipa tenuissima, fétuque bleue, pennisetum) ajoutent du mouvement. Les succulentes rustiques (sedum, joubarbe, agave) résistent aux épisodes de sécheresse extrême. Les arbustes persistants (pittosporum, eleagnus, grevillea) structurent le jardin toute l’année.
- Paillage minéral : 5 à 15 €/m² (pouzzolane, gravier, ardoise)
- Paillage organique : 2 à 5 €/m² (écorce, BRF, paille de lin)
- Récupérateur d’eau de pluie : 50 à 500 € selon la capacité
La préparation du sol joue un rôle déterminant. Un sol argileux retient l’eau en surface et étouffe les racines en hiver. Ajoutez du gravier et du sable grossier pour améliorer le drainage. Un paillage de 8 à 10 cm d’épaisseur réduit l’évaporation de 50 à 70 % et maintient la fraîcheur du sol. Arrosez uniquement pendant les deux premières années suivant la plantation pour favoriser l’enracinement profond, puis laissez les plantes se débrouiller seules.